Présentation

Dès ma première rencontre avec le didgeridoo en 1997, j’ai été fasciné par son incomparable univers sonore.
Depuis j’explore les différentes facettes de cet instrument : transmission, écriture musicale, facture instrumentale, musique…

En 2005, après une formation à l’art du tournage sur bois, je me lance dans la facture instrumentale de didgeridoo, avec la création de l’entreprise KAN AR C’HOAD, le chant du bois.

De mon passé d’ingénieur en recherche et développement, j’ai gardé le gout de l’innovation et je consacre mes compétences à faire évoluer le didgeridoo au niveau de l’acoustique, de la forme et du chromatisme.

Je partage également ma passion au travers de spectacles, en tant que membre de différents groupes de musique et en donnant cours et stages au sein d’associations et d’écoles de musique.

Recherches

Afin de faciliter la transmission et la mémorisation des rythmes, j’ai créé un système d’écriture musicale dédié au didgeridoo à partir d’un alphabet phonétique et de l’écriture musicale rythmique conventionnelle.

J’ai également effectué des recherches sur le spectre harmonique du didgeridoo et développé un logiciel de modélisation acoustique dédié au didgeridoo.
Avec cet outil, j’accorde très finement les différents modes de vibrations et je définis la qualité du timbre de mes instruments : cristallin, terreux, doux, harmonique, tonique, rugueux, rond …
J’expérimente aussi des perces originales avec intégration de boules de résonance.

De par mes expériences scéniques, j’ai eu envie de faire évoluer la forme du didgeridoo, le rendre plus mobile, tout en permettant de s’entendre jouer : le Kromm Boud était né  !

Le didgeridoo est intégré dans différents styles musicaux, cependant son caractère monotonique est une contrainte pour la composition, et implique de disposer de plusieurs instruments sur scène.

A la recherche d’une solution alliant qualité acoustique et souplesse de changement de note, le Korn Bass a vu le jour après 3 ans de travail et grâce à la collaboration de ID-Composite et l’aide financière de la Région Bretagne.

Conception

Concevoir un didgeridoo c’est pour moi mettre en priorité  :

Fluidité, dynamique et précision de jeu
Plaisir du souffle
Générosité du spectre harmonique
Plaisir des oreilles
Qualité des essences
Plaisir du toucher

Travail du bois

J’utilise des essences de bois européens (frêne, cormier, alisier, robinier, merisier, érable …) en branche ou en plateau.
Le travail du bois s’effectue au tour à bois pour les tronçons droits, à la fraiseuse et à la gouge pour les tronçons courbes, ce qui permet de travailler la perce avec beaucoup de précision et d’avoir une bonne qualité de finition.
Les pièces sont travaillées par étapes afin de laisser le bois se stabiliser.
Les tronçons droits sont réalisés d’une pièce, sans collage longitudinal. Les tronçons s’assemblent par collage d’un emboitement tenon / mortaise. Les tronçons courbes sont réalisés en deux pièces assemblées par collage d’un emboitement rainure / languette rapportée. Ces techniques d’assemblage assurent une excellente étanchéité et solidité.
Le ponçage final est effectué manuellement.

Mes didgeridoos sont huilés, ce qui permet de garder la douceur et texture naturelle du bois, sa respirabilité, tout en les protégeant de l’humidité.
Chaque didgeridoo est une  pièce unique, signé  et numéroté.

Je travaille sur mesure, faites-moi part de vos souhaits.